• Le blog Aline câline

    Un copain m’avait invité à passer une journée et une nuit chez lui. Autant j’étais réservé, autant il était exubérant. Espérait-il me voir intéressé par sa sœur? C’était une fumeuse corpulente à laquelle je dus paraître trop frêle, heureusement. La double bise sur les joues suffit à me faire connaître une haleine chargée de tabac, propre à faire renoncer au moindre bouche à bouche. Dès l’abord nous savions que nous n’étions pas compatibles. Plus âgée que moi, elle devait espérer un mari de gros gabarit, une sorte de rouleau compresseur hardi.et, je n’étais pas pressé, je n’avais pas envie d’opposer mes soixante kilos aux quatre-vingt de cette femme forte, je ne souhaitais pas aller m’inscrire à l’association des maris battus si nous avions un désaccord. Nous venions de nous saluer, elle alluma une gitane et quitta la maison.
    -Alors, que penses-tu de ma sœur? Elle est intimidée, je crois qu'elle est sortie pour ne pas laisser paraître immédiatement son intérêt. Méfie-toi, quand elle reviendra, elle va peut-être t’accaparer. Elle n’a pas été désagréable, c’est un bon signe. Et si tu lui plais, elle ne tardera pas à te faire des avances.
    -Cela m’embarrasserait, je ne pense pas être le type d’homme qu’il lui faut.
    -Qu’en sais-tu? Elle a déjà fréquenté des types très différents, des grands, des gros, des minces, des petits, des blonds, des roux, des bruns: elle n’est pas fermée aux différences! 
    -C’est très heureux pour elle. Mais, pardonne ma franchise, je ne souhaite pas m’inscrire à la suite de cette longue énumération. Son ouverture d’esprit débouchera avec bonheur sur le choix de l’homme idéal, si elle souhaite le rencontrer, ce qui ne semble pas prouvé.

    Pour mon bonheur, avant son retour, arrive un couple de fiancés amis de Norbert. Lui Bruno, beau garçon,au verbe haut, plein d’assurance. Elle, Aline, jolie brune très gaie. Norbert et Bruno parlent auto, la fille les écoute émerveillée. Je me tasse dans mon coin, heureux d’être oublié: les grosses cylindrées ne sont pas plus à portée de celui de Norbert. J’ai appris à me contenter de ce que je peux atteindre avec mes moyens. Une grosse Audi n’est pas pour moi, mon idéal féminin ne fait pas la première des magazines. Je manque d’ambition? Peut-être!

    Pourquoi Norbert, interrompant sa discussion passionnée sur les Mercedes, se tourne-t-il soudain vers Aline pour déclarer:
    -Ma chérie, tu devrais t’occuper de Paul. Ca fait une éternité qu’il n’a pas embrassé une fille. Tu devrais lui apprendre comment il doit s’y prendre.
    Je n’étais pas emballé par sa sœur, est-ce une raison pour raconter que je ne sais pas embrasser? Aline, oubliant son fiancé se dirige vers moi, s’assied à mon côté sur le canapé.
    -Alors, c’est vrai, tu veux apprendre? Je suis à ton service. Tourne-toi. Non, je serai mieux sur tes genoux. On commence?
    Je n’ai pas eu le temps de réagir. La brunette est physiquement un canon, soignée, habillée avec recherche, seins bien galbés, petit popotin frondeur, jambes sans défaut sous une mini jupe de rigueur. Elle sort de chez sa coiffeuse, a fait dessiner ses sourcils à l’égyptienne au-dessus de faux cils longs et papillotants: une nature généreuse mise en valeur par quelques artifices. Tout pour plaire dans un nuage savamment parfumé, enivrant. Devant ce genre de filles Norbert disait: une Cadillac! Ma modestie prend le dessus, je ne veux pas être goujat et me réfugie derrière un
    -Pas devant votre fiancé.
    Le fiancé sort de la pièce sans s’inquiéter, lancé dans ses comparaisons savantes entre les marques…il s’en fout. Aline a carte blanche.
    -Si tu crois qu’il se gêne pour embrasser d’autres filles devant moi. Nous sommes fiancés, cela ne nous interdit pas de goûter à ce qui est bon. Je m’appelle Aline. Tu es Paul. Dis-moi-tu. Allez on y va.

    Elle se lève, debout face à moi, envoie un genou d’un côté, l’autre de l’autre côté de mes jambes, en appui sur le canapé. La mini jupe remonte sur les cuisses nerveuses, découvre la tache blanche d’une petite culotte de dentelle à la jonction des jambes, l’intérieur de ses cuisses pose sur mon pantalon, je suis pris en tenaille et sous mon nez, son décolleté projette les douces rondeurs des seins d’albâtre dont les tétons passent une pointe effrontée au-dessus du bonnet de fine dentelle. Elle a posé une main sur chaque épaule, se tient à genoux au-dessus de moi, à distance de bras, me regarde d’un air enjôleur et murmure en un souffle à la menthe:
    -Comment me trouves-tu? Je te plais?
    A qui ne plairait-elle pas la diablesse ainsi offerte? Et arrive l’inattendu: elle vérifie d’une promenade du genou l’effet qu’elle me produit à hauteur de braguette. Elle a sa réponse, sourit, sûre de son charme ravageur, mais sa main quitte mon épaule pour confirmer la première impression en enveloppant mon érection spontanée. Elle a les yeux effrontément plantés dans les miens, son sourire s’illumine, son regard pétille, elle est satisfaite de m’avoir ému.
    -Alors, Paul, qu’attends-tu?
    Ca m’énerve de m’être laissé influencer, de bander comme un idiot. Bien sûr qu’elle est belle, qu’elle est appétissante, désirable. Bien sûr qu’elle me donne envie d’embrasser, de tripoter, de fouiller, cette allumeuse. Mais elle n’est pas pour moi, elle est à un autre déjà. Si je mords à l’appât, ne va-t-elle pas éclater de rire et se sauver? Et si elle reste, à quoi rimera un baiser, à quoi bon des caresses, des regards langoureux, des attouchements audacieux? Elle s’offre, elle m’offre un amuse gueule, un apéritif, mais je n’aurai pas le repas complet. C’est bien beau de m’ouvrir l’appétit, si cela n’est pas suivi du plat de résistance. Je veux tout ou rien!
    -Eh! Bien. C’est tout? Tu es songeur. Dépêche-toi, ne me fais pas languir, le temps nous est compté!
    C’est ce que je pensais. Je refuse de tomber dans le panneau:
    -Excuse-moi, je ne peux pas embrasser amoureusement une fille dont je ne suis pas amoureux.
    Son sourire se fige, son regard de glace me foudroie, je suis tout à coup l’homme des cavernes, l’imbécile qui ne se jette ni à ses pieds, ni à ses genoux, ni à son cou, ni sur sa bouche: le premier à refuser le baiser. Elle me scrute et déclare
    -Ce n’est pas vrai. Quel attardé.
    Son poids libère mes genoux, elle lisse sa jupe, me tourne le dos et m’abandonne à mon triste sort
    -Ah! Le con. Murmure-t-elle pour elle-même, mais j’ai l’ouïe fine.

    Au repas du soir, autour de la table ronde, je suis assis entre Aline et Bernadette, l’imposante sœur. Norbert siège à gauche d’Aline. Bruno est entre Norbert et Bernadette. Aline a oublié sa déconvenue, se fait lait et miel, ne regarde que moi, me parle comme à un vieil ami, veut savoir quels chanteurs j’aime, quel film j’ai vu dernièrement. Elle est délicieuse, attentionnée, ne laisse pas la parole à Bernadette. La grande sœur se tourne donc plus vers Bruno. De la main droite Bruno se gratte l’oreille gauche, mais où est la main gauche? Sur le genou rond de Bernadette sous la table! Où suis-je tombé? De l’autre côté la main droite de Norbert a disparu. Je fais semblant de ne pas voir qu’elle tâte le genou gauche d’Aline! La conversation s’essouffle et moi, au milieu, comme un couillon, je laisse passer le temps, j’attends et je sens tout à coup une main sur chacun de mes genoux. Oh! C’est prudent, léger, mais mouvant: la petite bête monte à droite, monte à gauche: collision! Aline furieuse fixe Bernadette: leurs mains se sont rencontrées sur mon point sensible et aussitôt retirées brusquement. 
    D’un regard oblique Bernadette constate le retour de la main d’Aline sous la table et sur ma cuisse. Elle abandonne la compétition et accepte les allers retours de la main du fiancé sous sa robe. Bruno sans complexe entretient un long massage des cuisses massives de la fumeuse rubiconde. J’apprends tout de l’activité de secrétaire de mon autre voisine. Sa main reste discrète, mais insistante. Norbert fait le service, s’absente parfois et s’amuse des progrès d’Aline sur ma jambe. Cette fois, devant témoins, je ne peux pas la repousser. Elle s’enhardit; puisque je laisse faire, je suis certainement d’accord. La pression augmente, elle cherche mon approbation, attribue à ma réserve mon manque d’enthousiasme. Je dois trinquer avec elle. Bernadette et Bruno lèvent leurs verres à la santé des présents, Norbert lance un disque, on repousse table et chaises.
    Aline curieusement retourne à Bruno, Bernadette me prend d’autorité dans ses bras. Norbert sort? Bernadette mène, je suis, baladé sur sa bedaine, évitant son souffle enfumé, mais chauffé par le corps qui m’étreint. Que ses seins vus de près sont imposants. Bruno l’a excitée, elle transpire, front moite et main poisseuse. Aline s’était bien moquée de moi: elle est renversée sous les baisers affamés de Bruno, montre à tous ce qu’elle m’aurait accordé, veut me faire regretter ma conduite. Norbert revient accompagné de Janine, jolie voisine mariée qu'il convoite. Le mari est conducteur routier à l’international. Quand le chat roule, sa souris danse avec Norbert et il faut voir comme ces deux là s’apprécient maintenant que le petit Henri dort dans son berceau. Henri, vous l’avez compris, est le fils de Janine et de… allez donc savoir! Je répète stupidement la rumeur. Le disque suivant est une invitation au frotte-frotte.
    Il fait chaud, des boutons s’ouvrent. Aline tombe dans mes bras, Bruno embrasse toujours, avec avidité sa cavalière, ce n’est plus la même, il l’embrasse avec plus de fougue encore. Des deux mains collées aux fesses de Janine Norbert la serre sur son paf, et lui dévore la chair du cou.
    Et moi? Il a fallu que j’enlace cette belle Aline, sortie bouillante des bras de son fiancée, maintenant collée des genoux au buste à mon corps qui ne veut plus se défendre. Ses seins piquent ma poitrine, son ventre colle au mien, entre ses cuisses elle emprisonne l’une des miennes: je suis trop troublé pour me demander si c’est la droite ou la gauche, et puis dans le mouvement ça peut changer. Une seule certitude, mon drapeau n’est pas en berne. Elle l’a constaté avec un sourire malicieux. Advienne que pourra, je me laisse guider, je me laisse chauffer, je subis avec un plaisir dissimulé ce corps à corps envoûtant. Elle s’impose, me fait du rentre dedans, ne demande plus que je l’embrasse mais m’attaque, viole ma bouche qui finit par consentir. Une nouvelle fois je l’étonne: mon apprentissage n’est plus à faire. Puisqu’il faut y aller, j’y fonce. Mon refus l’avait intrigué. Ma riposte la surprend:
    -Ô, toi. Et tu ne voulais pas. Mais alors, tu m’aimes et comment. Encore, c’est merveilleux!
    Qui de plus orgueilleux qu’un timide ou un modeste? Elle me flatte, je lui montre, je réplique. Lèvres, langues, mains, tout s’en mêle, tout s’emmêle. Elle adore ma main sur son sein. Bruno est trop occupé à lutiner la voluptueuse fumeuse de gitanes, à lui caresser la croupe, à lui sucer la nuque. Aline d’ailleurs n’en a que pour moi, me tient par en haut et par en bas, main sur ma tumescence provoquée. Elle pointe sa langue dans ma bouche étourdie, je force le passage de ses dents, je la plie en arrière et vais chatouiller sa glotte. Bruno voulait-il me montrer comment faire? J’ai incontestablement un don d’imitateur. Nos yeux sont prisonniers. La folie nous gagne. La folie gagne les trois couples. La musique s’arrête. Bruno a déballé les deux melons roses de Bernadette. Janine a défait la ceinture du pantalon de Norbert écrasé sur ses mollets. Aline, yeux fermés n’a heureusement rien vu: elle savoure notre baiser et ne s’interrompt que pour dire: 
    -C’est bon, encore.
    Sans musique je continue à bouger, je continue surtout cette becquée où l’on se nourrit de la salive de l’autre. Ce qui est pris n’est plus à prendre. Je ne suis pas amoureux de cette créature, et pourtant il est si voluptueux de l’embrasser. Elle n’est pas à moi, j’agis comme un voleur, à la minute j’ai pris possession de sa bouche, je suis collé à elle. Sa main dans ma nuque m’impose le contact et c’est si bon! Pourvu que ça dure. Bruno a culbuté Bernadette sur le canapé, Janine est assise à côté d’elle. La robe de Janine cache la tête de Bruno. En parallèle la tête de Norbert a disparu sous le tissu de la jupe de Janine. Chacune a posé ses deux mains sur la bosse de ces deux têtes agitées au creux des cuisses. Bernadette a poussé un cri de surprise, Bruno a atteint probablement un point sensible. Le cri a détaché Aline de ma bouche, elle a inspecté les lieux.
    -On va près d’eux? Non, tu ne veux pas? Viens avec moi.
    Elle me tire vers un escalier, me fait monter à l’étage, ouvre une porte de chambre à coucher où trône un lit circulaire avec un surprenant miroir collé au plafond. La lumière indirecte de lampes colorées aux reflets doux vient d’appliques disposées tout autour de la pièce. Aline me pousse, ferme la porte à clé, me regarde en souriant de ce sourire irrésistible après ses baisers. Elle se tait, mais en quelques mouvements rapides et précis se retrouve debout en petite culotte et soutien-gorge blancs.
    -Qu’est-ce que tu attends. Je ne te plais pas? Vite, déshabille-toi. Viens, je vais t’aider.
    Une fois de plus je n’offre pas de résistance, la situation est si nouvelle pour moi, si curieuse. Je suis un mannequin qu’elle dévêt, je suis plongé dans la contemplation de ce corps de femme, j’admire les courbes, le dessin d’amphore des hanches, les jours entre les jambes. Je suis fasciné par la bosse de la touffe brune qui déborde de la dentelle, par la grâce légère de ses déplacements félins autour de moi.
    -Aline, pourquoi? Pourquoi moi?
    -Parce que tu me plais: c’est aussi simple. Parce que j’ai envie de toi. Serre-moi dans tes bras et embrasse-moi. Dis-moi que cela te déplaît.
    Elle sait la tentatrice à quel point elle me tente. Son baiser me fait tourner la tête, ses yeux troublent les miens. Sur son ordre je trouve en l’enlaçant, les agrafes du soutien-gorge dans son dos. Ses seins agacent ma poitrine, elle s’amuse à m’imposer leur contact et à les faire glisser d’un côté à l’autre. Elle épie mes réactions, se réjouit de ma réceptivité et m’embrasse longuement. Elle se retire, se penche, mains sur la ceinture élastique, elle baisse la culotte sur ses cuisses. Immobile, je regarde tomber le tissu. Il est resté un instant retenu au niveau du sexe, mais la dentelle chute sur les pieds, Aline en dégage un et de l’autre envoie l’objet sur une chaise. 
    Debout, main sur les hanches elle m’offre le spectacle de sa splendide nudité, sourit, lève les mains au-dessus se la tête, exécute une lente rotation sur elle-même et attend mon commentaire. Je regarde partagé entre un peu de gêne, un peu plus de curiosité et beaucoup d’admiration. Sur les plages j’ai vu des centaines de femmes en maillot de bain, ou topless, j’ai aimé voir des corps bien faits, d’allures variées, de face mais aussi de dos, j’ai trouvé du charme au balancement des hanches et au mouvement harmonieux des fesses enveloppées de tissus bariolés. J’imaginais ce qui pouvait être caché, j’en rêvais. Alors cette Vénus nue, dévoilée pour moi, cette sublime fleur à peine épanouie, c’est une révélation stupéfiante, c’est une découverte splendide: j’en reste pétrifié, muet, en adoration. Je regarde, je vois ce nombril en creux au-dessus du délicat bombé du ventre, sous la mousse de poils du pubis se dessine le début de la vulve qui fuit vers l’arrière, le renflement des cuisses se dégage en colonnes coniques vers le nœud des genoux. Mon regard remonte vers les seins aux aréoles plus sombres où pointent les tétons érigés, j’admire le délié du cou et m’arrête au visage d’ange auréolé des fins cheveux bruns ordonnés avec grâce. J’ai fait le tour. Tout est beau, tout est admirable et je reviens au plus touchant, aux yeux qui découvrent avec joie ma curiosité non dissimulée.
    -Mon Dieu, on dirait que tu n’as jamais vu de femme nue.
    L’avouerai-je? Je tente une pirouette
    -Je n’ai jamais vu de femme nue aussi belle que toi. 
    La flatterie ne la trompe pas. Elle s’avance, attrape mon slip, me l’enlève et au passage chatouille de ses cheveux les poils de mes jambes
    -Voilà, nous sommes à égalité. Hum, tu es beau garçon, tout à fait à mon goût. Et je vois là en bas un outil d’apparence plus que désirable. Approche, je me couche et je vais te montrer ce que tu n’as jamais vu. 
    Tête au milieu du grand lit circulaire, rayon de soleil de chair, elle appuie ses talons éloignés sur le bord du matelas, ouvre le compas de ses jambes et présente à mes yeux éblouis le secret de sa féminité.
    -Regarde.
    Elle ferme les yeux, recueillie sur l’offrande qu’elle me fait. Entre les jambes, au bas du ventre, entre deux bourrelets à la peau fine apparaît la fente fermée, comme un trait qui fuit vers les fesses. Elle ose ce que ma pudeur m’interdit encore. Ses doigts se posent sur les lèvres, les désunissent, les ouvrent et découvrent l’intérieur rose humide marqué de deux crêtes parallèles, palpitantes. Ces deux petites lèvres à leur tour, écartées par les doigts, dévoilent une ouverture vers le bas. Au-dessus c’est le méat urinaire et tout en haut se cache le clitoris. Aline expose et commente d’une voix chevrotante. Je lui saurai gré de la simplicité émue avec laquelle elle vient de mettre fin à mon ignorance de l’aspect extérieur de son sexe de femme.
    Elle retire ses mains sous ses seins, s’appuie sur ses coudes pour me voir et déclare un peu hésitante.
    -Tu peux l’embrasser si tu veux.
    C’est si beau, si neuf, si troublant. Je m’agenouille sur le satin du couvre-lit, me penche et dépose un baiser d’adoration sur la vulve refermée. Sur ma tête une main posée me maintient au contact
    -N’aie pas peur. Donne un vrai baiser. C’est à toi, ce soir je t'appartiens. C’est comme une bouche, tu peux tout embrasser, tu peux y introduire la langue, fouiller comme pour embrasser une bouche. Mon clitoris adore qu’on le chatouille ou qu’on le suce. Fais-moi ce plaisir.
    Eh! Bien, c’est mon jour de chance. J’ai vu, je visite. Comme elle j’utilise mes doigts pour ouvrir l’accès, je pose mes lèvres, enveloppe le fruit, pousse la langue et fais le chat. Le fin liquide qui lubrifie l’entrée a une saveur à peine aigrelette, citronnée, très agréable même. Je m’en barbouille le visage du menton au nez. Ma langue débusque le bouton du clitoris, en fait le tour, mes lèvres s’en saisissent, commencent à le sucer comme un bonbon gomme et je sens un mouvement brusque du bassin qui se soulève et retombe.
    -Oh! Oui, continue.
    Il ne faut pas me le dire deux fois. Je lèche, je lape, je mâche, je suce, je fouille, je m’étonne de soulever d’une pique de langue le ventre d’Aline, de la voir se tordre comme sous la torture quand j’avale ses lèvres. Tous les frémissements de son corps encouragent mes essais. Ma bouche a un pouvoir insoupçonné qui la bouge, la remue, la soulève et lui arrache des petits cris de satisfaction, parfois des sortes de supplications, des exigences, des prières. Au bout de ma langue elle est comme un ressort. Je me sens puissant, capable de la dominer, d’agir sur ses réflexes, de lui donner le mouvement et de créer son plaisir. Un jet de liquide tiède me remplit la bouche et Aline se contorsionne sous mon baiser. Sa main tire sur mes cheveux, relève ma tête. Avec un gros soupir elle me remercie. 

    Dans le grand miroir du plafond je vois nos deux corps allongés côte à côte. Aline tient ma main. Je suis étonné et ému de ce geste de tendresse. J’ai compris depuis le repas, avec mon retour en grâce, que la jeune fille est en service commandé. Norbert lui avait demandé de m’embrasser, elle m’avait quitté en me traitant d’arriéré et était revenue pleine d’attention: ça sentait la consigne à plein nez. Elle vient d’offrir à ma bouche son sexe, j’ai mis mes lectures en pratique avec un zèle qui lui a donné son plaisir. Nous n’en sommes qu’au début d’une relation sexuelle sauf si la consigne a posé la limite à ce stade. Nous nous cherchons des yeux dans le miroir. Aline sourit, je réponds par un sourire. Je nous trouve bien assortis, nous formons un beau couple sur le grand cercle du lit.
    -Norbert te connaît mal. Pourquoi veut-il que je t’apprenne à embrasser ou à faire l’amour? Tu embrasses à merveille et jamais personne ne m’a fait jouir aussi fort avec sa bouche. Tu caches bien ton jeu à ton copain: dire qu’il m’a fait venir pour te déniaiser!
    -Je commençais à m’en douter. C’est dommage, tu es réellement une révélation formidable et si j’ai réussi à te donner un peu de plaisir, je le dois au bonheur d’avoir été inspiré par ta beauté et ta gentillesse. Merci.
    Je me lève et saisis mes vêtements. Aline me regarde et m’apostrophe:
    -Où vas-tu? 
    -Tu es une initiatrice merveilleuse, mais tu comprendras que je cherche plus que l’apprentissage d’un mécanisme. Adam et Eve n’ont pas eu besoin de cours d’éducation sexuelle, je dois pouvoir m’en passer. Merci encore pour ton dévouement, je ne souhaite pas en abuser.
    -Tu es le garçon que j’aurais dû rencontrer. Je regrette ma conduite, je vais te regretter si tu t’en vas. Reste, s’il te plaît. Oublie ma mission, reste pour moi, reste parce que tu me plais et peut-être parce que je te plais? Aimons-nous pour nous-mêmes. Viens faisons l’amour.
    -Et après? Avec qui vivras-tu demain; après-demain, qui aimeras-tu? Norbert, Bruno, un autre?
    -Je suis malheureuse, tu arrives trop tard, je te regretterai toujours. Laisse-moi le souvenir d’une nuit d’amour.
    -On ne construit pas sa vie sur des regrets, c’est malsain. Je te plais, tu me plais, on baise et on se quitte! Excuse-moi, j’attends mieux. A toi de savoir ce que tu veux, à toi de prendre en main ton avenir, de le construire de façon positive, sans regrets. Pour moi, te faire l’amour serait m’engager avec toi. Pour toi, c’est une passade ou c’est plus?
    -Tu es sérieux? Que connais-tu de mon passé, demain tu me le reprocherais?
    -Ce qui m’importe ce n’est pas ton passé, c’est l’avenir, c’est tes projets, c’est ta détermination à construire ton bonheur et celui de ceux que tu aimes. Quittons-nous bons amis.
    -Regarde-moi. Tu n’es pas mon premier homme, je traîne avec Bruno. Mais si je renonce à lui, si je te dis que je suis amoureuse de toi, voudras-tu de moi? Allez, sois franc!
    Je ne réponds pas, trop surpris par cette déclaration nuancée par des « si ».
    -Alors, viens. Rejoins-moi sur ce lit. Je te le dis: je t’aime, c’est toi que je cherchais. Cesse de poser des questions, sois mon homme. 
    Couché contre elle, appuyé sur un coude, je me penche au-dessus d’elle et je vais chercher dans ses yeux la confirmation de cet amour tout neuf, comme tombé du ciel par miracle. Aline pose une main sur ma nuque, m’attire à elle et me donne sa bouche. Cette fois nous échangeons un vrai baiser, un baiser passionné, sans commune mesure avec les baisers pourtant délicieux de l’apprentissage précédent. Cela vient du cœur et enflamme les sens. Nos bouches ne veulent plus se quitter, nos yeux traduisent la satisfaction qui nous comble. Aline a de la suite dans les idées. Sa main libre est descendue le long de mon torse, glisse sur mon estomac, tâtonne et finit sa course sur ma verge. Le pouce d’un côté, les autres doigts en crochet, tout en douceur elle me tient. Elle observe ma réaction. Je murmure un accord; elle rallume ma flamme. Je sens enfler et durcir mon membre gorgé de sang sous la pression des doigts délicats.
    Soudain en bas on pousse des cris, des hourras pour accueillir de nouveaux arrivants. Un aboiement de gros chien couvre le brouhaha, les cris aigus des filles et les rires gras des hommes.
    -Salut Roland, crie Norbert, tu nous amènes ta troupe. Comment va Le Porc, toujours aussi cochon? Nadine tu as arrêté ton régime? Et Coralie belle comme jamais avec un cul à faire bander. Allez, buvez une bière.
    -Dis, Bruno tu as oublié d’amener Aline, Médor va être déçu, je lui ai promis une séance exceptionnelle, mon chien devait saillir ta poule et les oies blanches de la maison. Médor couché, tu renifleras sous les jupes plus tard. Norbert donne lui un peu d’eau. Brave mon chien.

    Aline me glisse:
    -Ca c’est Jules, dit le Porc. Habillons-nous sans bruit, remettons tout en ordre et enfermons-nous dans la salle de bain. Aline saisit un flacon de déodorant, en asperge la couverture, la moquette autour du lit et nos traces en direction de la salle de bain, elle arrose la porte du côté chambre qu’elle pousse et ferme à clé. Une dernière giclée sur le seuil devrait effacer nos odeurs.
    -Il ne manquait plus que ce débile de Jules. C’est l’horreur! Roland exploite ce demeuré pour en rire et en faire rire. Et le simplet marche dans toutes ses combines. S’il se contentait d’être l’idiot du village, on aurait pitié. Comme son prétendu copain, c’est un obsédé sexuel, à la différence que Roland sait camoufler ses obsessions mais pousse aux pires excentricités le faible d’esprit. Et l’imbécile heureux partage son temps entre la gendarmerie, la prison et l’asile psychiatrique.
    -Pour quelle raison?
    -Oh! De mauvaises blagues. Par exemple il lui dit:
    -T’es pas cap de te promener à poil sous ton imperméable et de l’ouvrir devant une femme.
    Et le pauvre diable accoste les femmes dans la rue jusqu’à l’arrivée du panier à salade. La fois suivante on l’arrête à l’arrêt du bus en train de prouver qu’il est « cap » de se branler en public. Une autre fois un passant alerte le commissariat parce que Jules suit, bite au vent, une jeune femme qui ne l’a pas remarqué. Ses compagnons de cellule l’ont baptisé « Le Porc » et désormais le surnom lui colle à la peau, en prison et dans son patelin.
    -Ca ne m’explique pas pourquoi nous sommes enfermés dans cette salle de bain.
    -Ce type est dérangé, il passe du rêve à l’acte sans s’en rendre compte. De plus il est d’une force herculéenne et quand il se déchaîne il est intenable. Mieux vaut éviter de le rencontrer lui et son âme damnée Roland. Le Porc se nourrit intellectuellement de lectures qu’il appelle érotiques. En réalité ce maniaque n’apprécie que les histoires de cul gratinées, de pornographie obscène: il lui faut un récit d’inceste ou de la zoophilie. A ses yeux de gros porc, ce qui n’est pas contre nature est nul à chier, comme il dit. Ah! On n’est un auteur, selon ce connaisseur, que si un âne force une pucelle avec brutalité, lui déchire les entrailles ou lui éclate le vagin ou quand une salope suce une bite de cheval avant de se la mettre. Ces récits le mettent en transes et dans son match de cinq contre un c’est le moyen de lui faire cracher son trop plein d’humeurs.
    -Il n’y a ni âne, ni cheval, que craignons-nous?
    -Roland vient de lui offrir un berger allemand. Il vient d’aboyer. Ce n’est pas innocent. Ils sont en train de le dresser. En compagnie de Bruno, je les ai rencontrés en ville plusieurs fois. Roland a dit à Jules que j’étais la plus belle du monde et qu’il serait normal que Jules me fasse l’amour. Paroles de Roland, paroles d’évangile pour Jules. Depuis le simplet s’est entiché de moi et répète la leçon apprise de Roland
    -« Quand tu veux, où tu veux, comme tu veux » à chaque occasion. Je ne veux ni de « Le Porc », ni de son Médor. Tu l’as entendu brailler ses prétentions. Il m’a promise à son chien: c’est encore une lubie de Roland qui se régalerait de voir son jouet à l’œuvre. Je ne tiens pas à être livrée aux instincts dévoyés d’un cabot. J’espère juste que Bruno et Norbert ne diront pas que je suis là. Maintenant regarde autour de toi.
    -Oui, c’est une salle de bain spacieuse et en même temps un débarras. Si j’avais un caméscope je ne l’exposerais pas à l’humidité de ma salle de bain.
    Elle écarte un rideau et me montre du doigt une vitre. Je m’approche.
    -Tu découvres un miroir sans tain. Si je n’avais pas éteint les lumières dans la pièce voisine tu distinguerais tous les meubles. Norbert filme les ébats de ses invités en secret avec ce caméscope. A l’avenir, s’il t’invite, méfie-toi. Il possède une collection de films de ses amis et connaissances.
    Aline figure sur ces dvd avec Bruno. Il la tient. Voilà pourquoi elle s’est pliée à l’ordre de me séduire. Le caméscope est heureusement vide. En bas on rit, on crie pour se faire entendre. Une porte s’est ouverte
    -Allez les gonzesses, on monte, passez devant qu’on admire vos culs. 
    Bousculade, rires chatouillés, la troupe s’engage dans l’escalier, pénètre dans la chambre au miroir. A la lumière je reconnais en tête Bernadette. Ses gros seins dénudés se balancent au-dessus d’un estomac proéminent, son tour de cuisse est imposant et je me demande où est passée à l’arrière la ficelle d’un string dont j’aperçois un tout petit triangle sur son bas ventre. Derrière elle arrive Janine dans une tenue semblable: ses seins de nourrice sont marqués de larges aréoles brunes. La silhouette légèrement alourdie à hauteur du bassin par sa maternité récente reste plaisante. La suivante surprend, elle a gardé son soutien-gorge mais perdu sa culotte, ce doit être celle qui a cessé son régime, grasse de toute part. 
    -C’est Nadine, me souffle Aline.
    Un grand gaillard à l’air stupide la suit en agitant un chiffon rose sous la truffe d’un berger allemand. L’animal tire sur sa laisse pour renifler les fesses lourdes de Nadine: le chiffon rose doit être imprégné de l’odeur du cul nu en mouvement devant le chien excité. Je devine au faciès le nom du voleur de culotte, c’est Jules, surnommé Le Porc. Il précède un couple étonnant. Elle est une superbe femme noire, sans doute jeune d’après la fermeté de ses seins en pommes portés comme deux entonnoirs renversés. La finesse de la taille et la cambrure du dos la rendent désirable. Elle a une croupe saillante magnifique accentuée par les talons hauts qui constituent son seul habillement. Elle a fait lisser ses cheveux mais promène fièrement une toison crépue sur le fin bombé de son pubis. L’homme, plutôt quelconque qui lui tient le coude porte costume clair et cravate. Il a oublié de refermer sa braguette et cela gâche l’impression d’élégance qu’il voudrait laisser. Je devine : c’est Roland le dresseur du porc et du chien. La porte se referme sur Bruno et Norbert, très à l’aise dans leur nudité intégrale, qui avancent torse bombé et s’amusent à balancer ou à faire tourner leur biroute en semi érection. Discrètement Norbert vient se regarder dans le miroir et nous adresse un clin d’œil. On commence par une sorte de rite: la salutation au miroir. Après le maître des lieux, Bruno envoie de la main une bise au miroir, puis Bernadette y appuie ses lèvres, Nadine l’imite elle aussi nous sourit d’un air complice. Alors les deux autres couples se croient obligés de se regarder dans ce miroir sous l’œil étonné de Médor, bien plus intéressé par les effluves des ventres des femmes que par la brillance du miroir vénéré.
    Chaque fois que son museau humide s’applique sur la chair d’une cuisse ou d’une fesse, la fille saute et pousse un cri strident qui déclenche d’interminables fous-rires. Ca amuse follement Jules. Médor affiche une préférence marquée pour la foufoune noire sans cache de Coralie. La nudité du sexe de Nadine n’obtient pas les mêmes hommages. Tout dépend en réalité du comportement de Jules. Selon la longueur de la laisse, il dirige la bête vers un minou poilu ou une minette rasée. Afin d’échapper aux coups de langue de Médor, les filles tournent autour du lit, seins au vent, fesses à l’air, en poussant des gloussements. Lasse de courir en protégeant d’une main son abricot et de l’autre ses fesses, Nadine se jette sur le lit, aussitôt suivie par Bernadette essoufflée. Elles sont rejointes au centre par Janine. Coralie en marche arrière trépigne en reculant, penchée en avant et repousse des deux mains le gros chien dont on voit poindre sous le ventre le cylindre rose d’un sexe en voie de développement. Elle trouve son salut en bondissant sur le matelas. Norbert intervient pour interdire au berger allemand de les poursuivre
    -Jules, ça va mon vieux, on a bien rigolé, mais on veut passer avant ton ami. On verra plus tard si l’une de ces dames souhaite profiter des talents de ton chien. Pour l’instant tu l’attaches court à un pied du lit et nous allons nous occuper de nos belles
    -Oui, je veux bien, mais promets-moi d’inviter Aline la prochaine fois.
    Aline serre ma main, se tourne vers moi
    -J’ai bien fait de me cacher. S’il te plaît embrasse-moi. 
    Nous sommes debout, habillés, elle se serre contre moi et me tend sa bouche. Ca ne se refuse pas. Tout son corps tremble tant elle a redouté de servir de déversoir public à l’animal. 

    Norbert, dans la chambre reprend l’initiative.
    -Maintenant, tout le monde à poil. Roland aussi. Nous ne nous moquerons pas de ta quéquette. Ma sœur adore sucer les petites bites. Je vais présenter mon gourdin à Coralie, Bruno tu te fais sucer par ma Janine et Jules offre la sienne à Nadine. Les hommes restent debout au bord du lit, les femmes viennent à quatre pattes vers leur sucette. Au signal, mesdames vous vous emparerez de votre pipeau et vous nous jouerez un air du répertoire. Au signal suivant, les hommes exécuteront un quart de tour vers la gauche et présenteront leur gaule à une nouvelle machine à traire. A chaque signal, nous opérerons un changement de partenaire. C’est notre premier jeu. Pour gagner il faut avoir en bouche une portion de jus de couille avant les autres. Chaque victoire permet de donner un gage à l’un d’entre nous. Attention, prêtes, sucez.
    Devant nous, il y a Roland de dos, fesses portées vers Bernadette qui doit fignoler sa petite musique. A sa droite Norbert glisse son instrument dans la bouche rose de la noire. En face le fessier majestueux de 
    Nadine cache sa tête en activité fiévreuse sur le chibre de Jules tout rouge. A gauche de Roland, Janine s’est jetée sur l’engin de Bruno. Nous n’entendons rien, nous voyons les cheveux longs agités avec frénésie. Norbert annonce le premier changement, et se retrouve prisonnier de la bouche de sa sœur.
    -Aline, tu vois ce que je vois? Bernadette a englouti la verge fraternelle sans hésitation.
    -Ce n‘est pas la première fois. Tu n’as pas tout vu: ces deux là font n’importe quoi. Ne t’avait-il pas prévenu?

    -J’ai gagné crie Coralie. 
    Jules le premier s’est laissé partir dans sa gorge, son sperme coule de chaque côté de la bouche de la première gagnante en traînées blanchâtres sur la peau noire du menton puis dégouline sur les seins magnifiques. L’abondante liqueur s’écrase enfin sur le satin du couvre-lit. Jules avait une réserve incroyable!
    -La vache! Qu’est-ce qu’il m’a mis. Le dégoûtant s’est calé au fond de ma bouche et m’a forcée à avaler presque toute sa charge. C’est vraiment épais. Vous n’en voyez qu’une petite partie. Qui me passe une serviette? 

     

    Coralie a gagné. Coralie veut exercer son droit d’imposer un gage. Elle est la reine, elle organise son bon plaisir. Que les autres dégagent la grande couche circulaire; elle se met à quatre pattes au milieu du lit. Chacun des quatre hommes va venir la prendre en levrette et lui donnera vingt coups de bite en pleine chatte. Elle mettra sous chaque prénom les caractéristiques particulières, ce qui distingue chaque mâle dans son comportement sexuel, de la façon de pénétrer à la longueur, au diamètre, de la sensation de velours à celle de soie ou de papier de verre. Ensuite Bernadette lui bandera les yeux, se couchera devant Coralie, lui présentera son berlingot à sucer et pendant cette délectable occupation, les hommes à tour de rôle la reprendront. Elle ne les verra pas mais devra mettre un prénom sur celui qui sera occupé à la posséder. En cas d’erreur ou si elle dépasse une minute avant de reconnaître l’assaillant de sa minette, elle s’engage à sucer Médor.
    L’idée plaît. Jules applaudit, il n’aura pas amené Médor pour rien. Je suis médusé, Aline me glisse qu’ils deviennent fous et dépose un bisou sur ma joue. Je reste prudent, nous sommes dans une quasi obscurité: faire tomber un flacon ou un objet de toilette serait livrer mon instructrice à Jules ou à son chien. Mais ma joue contre la sienne, une main sur sa poitrine, le contact de nos flancs et le mélange de nos souffles me donnent à penser que je fais des progrès dans son cœur. De l’autre côté de la vitre on s’organise. Bernadette revient avec un foulard. Les trois grâces sont désœuvrées. Elles se dévouent pour entretenir la flamme des hommes en les masturbant, debout à leur côté, hampe en main et poignet souple en mouvement. Ca les amuse, elles courbent le dos pour lécher les glands, tirent sur les prépuces. Roland le premier se colle derrière Coralie. Sa quéquette dépasse à peine de son poing. Il s’annonce. Coralie envoie une main de chaque côté de ses fesses d’ébène, tire pour ouvrir le chemin sur les lèvres noires de sa vulve et expose à mes yeux étonnés la tache toute rose, comme sa langue, des premiers centimètres de son vagin. Jamais je n’aurais imaginé cet intérieur si clair! Je me penche pour m’assurer de bien voir. Mais Roland vient frotter sa mini bite contre la chair humide et chaude, il agite sa chose verticalement pour lui donner de la consistance et pour la raidir suffisamment. Il a posé une main pâle sur la hanche noire, se guide vraisemblablement de la droite pour viser la cible rose, son bassin se porte en avant. L’assemblée l’encourage et se met à compter
    -Un et deux et trois et quatre et cinq et six et sept et huit et neuf et dix …dix neuf et vingt…stop!
    Mais Roland ne se détache pas. Les autres lui demandent d’arrêter, crient. Aline commente à voix basse:
    -Pour une fois qu’il réussit à entrer dans une chatte, il ne veut pas lâcher prise.
    Bruno saute sur le lit, le bouscule et lui crie de garder des réserves pour la suite. Coralie est secouée par un fou-rire. Bruno succède au premier et les filles et les garçons se remettent à compter. Les coups sont plus appliqués. Vingt poussées, c’est peu quand on veut marquer le coup et laisser une marque reconnaissable dans la mémoire du vagin. Aline me tire en arrière, vers le fond, ouvre une porte, nous entrons dans une chambre à coucher qui communique directement avec la salle de bain
    -C’est la chambre de Norbert.
    Sur une étagère reposent des boîtes de CD. Aline en saisit, lit les titres sur la tranche.
    -Je l’ai. C’est avec ça qu’il me fait chanter.
    Elle remet les autres en place. Je lui conseille de rayer le CD et de ranger la boîte parmi les autres, personne ne constatera l‘accident, le contenu sera inutilisable et elle n‘aura plus à se soumettre aux fantaisies de Norbert. Nous retournons dans notre observatoire à tâtons, Aline marche devant, je m’accroche à ses hanches, ma jambe droite colle à la sienne, c’est une danse bizarre de nos deux corps qui apprennent à se connaître, le mien apprécie puisque ma verge durcit contre le moelleux des deux fesses auxquelles il se frotte par nécessité. Aline retrouve la glace sans tain, se retourne vers moi pour m’embrasser amoureusement. Je suis ému par le contact de ses seins et y porte instinctivement les mains pour une caresse rapide. Je me sens désiré et je souhaite reprendre notre communion. Mais le risque de la perdre est trop grand, nous redevenons voyeurs à notre poste d’observation.
    Coralie a fini d’examiner les candidats. Bernadette lui noue le foulard sur les yeux. Seul le pénis peut entrer en contact avec le con. L’exécutant doit garder les mains dans le dos, ne faire aucun bruit. Norbert attaque la chatte, sans les mains, il rate la cible. Nadine se précipite, empoigne sa vigueur, l’enserre dans sa main potelée, l’agite puis lui fait suivre la bonne trajectoire et ouvre le passage du bout des doigts. L’homme se pose, tâtonne dans les chairs chaudes, se propulse à l’intérieur et s’élance pour la minute, il fonce, bouche tordue par le plaisir. Janine chronomètre. Coralie abandonne le bijou baveux de Bernadette et crie:
    -C’est Norbert. j'aimeeeeeee
    Il se retire, Jules arrive queue brandie et plonge dans la chaleur du corps noir. Coralie profite le plus longtemps possible des frottements vigoureux mais à la dernière seconde déclare en se tordant de rire
    -Si ce n‘est pas le Porc, je veux être truie. Il n’a pas la queue en tire-bouchon mais elle est tellement noueuse qu’elle ressemble à une lime à bois. Au suivant.
    Bruno entre en jeu. Coralie est fidèle à sa méthode, elle ne doute pas d’être prise par le vigoureux jeune homme, il ne reste plus que la petite quéquette de Roland à passer et l’engin qui la ramone n’a rien de commun avec le spaghetti du dresseur de chien. Coralie est grande amatrice de queues en béton, longues, larges aussi, des engins qui éveillent toutes les terminaisons nerveuses si sensibles des sept ou huit centimètres proches de l’entrée de son sexe. Le membre doit distendre les parois, frotter vite et fort comme le fait actuellement son cavalier, Bruno, reconnu par déduction. La minute est bien courte hélas! Elle le déclare juste avant le terme, essoufflée par cette charge sévère. Pour la beauté du geste, Roland peut recommencer. Avec difficulté il pénètre, avance, recule, manœuvre avec la crainte de perdre la place, mais perd deux gouttes de sperme liquide absolument transparent et sort dépité de l‘antre insatisfaite. Coralie a-t-elle senti l’aiguillon qui lui chatouillait l‘entrée de la chatte? Elle est penchée sur une Bernadette au ventre bondissant sous les lèvres de l’africaine. Coralie n’aura pas à sucer Médor. Elle fait profiter Bernadette, la chagatte béante est sucée par une bouche avide de cyprine. Le malheureux chien se laisse caresser par Nadine agenouillée près de lui. Elle le console en caressant le pelage de ses flancs, j’ai l’impression de voir sa main effleurer au passage le fourreau du sexe et une pointe rose se dégage du nid de poils fauves. De contentement Médor laisse entendre une faible plainte prolongée. Il tire sur sa laisse et lèche la main qui parcourt son corps. Jules demande à Nadine si elle a envie. Elle voudrait bien, mais n’a pas le courage d’oser devant les autres. Plus tard peut-être.

    -Je vais lui mettre ses chaussettes, il ne pourra plus te griffer. Nadine ça te tente? Et toi Janine?
    La jeune mère ne témoigne pas d’enthousiasme. Une certaine gêne s’installe et Norbert pour la dissiper botte en touche
    -Jules réserve-nous ce spectacle pour le jour où Aline sera là. Elle n’a pas encore fait l’amour avec Médor, mais elle en meurt d’envie. Je saurai la persuader de céder à ses penchants pour les animaux. Ce sera formidable.

    Il termine sa phrase tourné vers le miroir. Dans mes bras Aline frémit et peste doucement.
    -Tu te rends compte, me livrer au chien. C’est fou. Est-ce que tu as déjà vu la boule à la base du pénis d’un berger allemand? C’est gros et quand il s’accouple il l’enfonce dans le sexe de la chienne, sa base gonfle encore et souvent les deux bêtes restent collées à cause de la difficulté de retirer ce nœud coincé dans les parties de la femelle. Tu as certainement vu des chiens en tandem dans ton village. Pas question de subir un accouplement bestial. Que les détraqués comme le porc et ses amis fassent ce qu’ils veulent avec leur clebs, mais moi, jamais. Je me contenterai de toi, si tu veux de moi.
    Norbert distribue des bandeaux. 
    -Tous sur le lit, les yeux bandés. Chacun fait ce qu’il veut, attrape ce qu’il peut pendant cinq minutes de quartier libre.
    Les corps s’entassent et se mélangent au milieu. Il est difficile de savoir à qui cette jambe, ce bras, ce sein. Le tas de chairs grouille. La tignasse de Nadine sort entre deux cuisses courtes, celles de Jules qui pousse des cris de cochon. Un semblant d’organisation met les participants en un cercle qui place spontanément la bouche d’une femme sur le sexe d’un homme et la bouche de cet homme sur le sexe de la femme placée devant lui: ils font la roue! Cependant chacun agit à sa guise, les mains, les langues travaillent, saisissent la partie du corps qui se trouve à portée, s’insinuent dans une crevasse, visitent une grotte, masturbent une verge, sucent qui un scrotum qui la rondelle d’un anus. Les rires et les éclats de voix se croisent. Ils vont bientôt s’accoupler, copuler, changer de partenaire. Le désordre est grand. C’est un mélange, un croisement aléatoire, avec queues et têtes mais j’ai du mal à y reconnaître une intention, des sentiments. J’ai aussi l’impression que Norbert s’est lancé dans une démonstration pédagogique à mon intention. Il a commencé par le baiser avec Aline chargée de me décoincer et il continue avec cette séance débridée de sexe. Il quitte la chambre, réapparait à la porte de communication entre sa chambre et la salle de bain, une lampe torche à la main.
    -Alors Aline, tu en es où? Vous venez jouer avec nous? Approchez. Quoi vous êtes habillés?
    -Que veux-tu, vous nous avez dérangés au début, nous faisions connaissance. Quand j’ai entendu arriver le maître chien j’ai pris peur et nous nous sommes cachés. 
    -Il faudra bien y passer un jour. Jules m’a arraché la promesse de te mettre à la disposition de Médor. Cela ne doit pas être aussi terrible que tu le crains. Ce sera une nouveauté pour tout le monde.
    -Aujourd’hui tu m’as fixé une mission. Je m’y tiens. Ce n’est pas facile. Ton copain Paul a besoin de mes soins. Médor ce sera une autre fois.
    - Chouette, tu es d’accord. Je savais bien que je pouvais compter sur toi. Merci! Alors Paul, il serait temps de te dégourdir. J’espère que le spectacle va t’ouvrir des horizons. D’ailleurs tu vas encore faire des découvertes, retournez vite regarder. On se verra plus tard. Ne fatigue pas trop cette chère Aline. Je compte passer quelques bons moments avec elle quand les autres s’en iront. Tu pourras regarder, c’est une vraie coquine.

    Bernadette prend les choses en main. Que ces messieurs se mettent en rang, cachent leurs yeux sous un bandeau. Les filles, mains dans le dos vont les emboucher. Le silence sera de rigueur. Au premier signal sonore un seul, Bruno puis Jules, puis Norbert, puis Roland devra désigner la personne qui le suce. En cas d’erreur le coupable sera jeté sur le lit, immobilisé par les trois autres et livré aux fantaisies de ces dames. Pour corser le jeu, la fille qui n’aura pas été reconnue aura droit à une double pénétration, la seconde également.
    -Messieurs, astiquez-vous en vue du « présentez-armes ». Je vérifie les bandeaux.
    Bruno a reconnu Janine. Jules s’est trompé. Norbert a reconnu sa sœur et cela n’a rien d’étonnant.
    Aline m’a soufflé que Jules se trompe toujours pour le plaisir de subir. Les deux perdantes, Bernadette et Janine l’entreprennent. La première s’assoit sur sa bouche, la deuxième sur ses genoux. Bruno immobilise ses bras, Norbert les pieds, Janine s’empale sur le manche gras, s’agite puis cède la place à Bernadette. A quoi rime cette gymnastique? Le spectacle devient lassant. Quand Bruno se couche sur le dos pour accueillir Nadine et que Norbert se glisse derrière elle, j’avoue que l’intérêt renaît. Ils sont orientés de façon que de notre observatoire nous puissions voir les pieds du succube, l’arrière-train de la grosse Nadine qui se fixe sur la queue comme: elle l’a saisie et guidée d’une main et s’est abaissée régulièrement, bien lubrifiée par les exercices précédents. La facilité de cette descente vers la base du sceptre révèle le grand usage fait de son divertissoire.
    Norbert n’a pas eu beaucoup de peine pour pénétrer l’anus. Il avait graissé son index dans la mouille du vagin puis l’avait vissé dans le trou de balle et j’ai eu l’impression que le passage arrière était habitué à ce genre d’invasion. Maintenant il pointe son gland sur la porte arrière. Bruno, installé dans la place ne bouge pas, il se contente de serrer les reins de Nadine de manière à faire basculer le sillon des fesses vers le chibre qui menace de forcer le passage. Pour réjouir la galerie Nadine pousse un grand cri, alors Norbert franchit le muscle qui garde les entrailles et pénètre, les trous sont cachés par les deux paires de couilles qui se saluent. La triplette se meut, Norbert donne la cadence, lève ses fesses et rentre. Bruno s’accroche prudemment, ses mouvements sont limités. Prise en sandwich, Nadine rougit, tourne la tête, cherche un appui pour ses bras. C’est parti, la route est longue, il faut limer, limer, entrer, sortir. Norbert se retire complètement et s’amuse à retourner dans la place Que fait-il? Il se pose sur le membre de Bruno et tente de l’accompagner dans le vagin. Bernadette appuie sur les grandes lèvres et aide à la double pénétration vaginale. Nadine grogne, s’offre de son mieux, et le mouvement reprend. Effectivement c’est un spectacle étonnant, de voir une femme en sandwich, brinqueballée, plantée sur l’un, aplatie par l’autre, rouge à croire qu’elle va éclater. Norbert se retire et lâche sur son dos des jets blanchâtres que la main de Bernadette étale largement. Nadine se laisse glisser à côté de Bruno. Elle envoie son index dans son vagin et en ramène une coulée blanche. Le tas de corps se reforme sur le matelas pour un temps de récupération. Norbert annonce les prochaines joutes. La fête n’est pas finie.
    Cette fois on forme deux groupes. Bernadette et Coralie font équipe avec Roland et Le Porc .
    Dans l’autre groupe Nadine se couche sur le dos, Janine se couche sur elle, également sur le dos, vulve au-dessus de vulve. Nadine assure l’équilibre de son équipière en empoignant ses seins. Norbert se poste à hauteur de leurs têtes et demande une pipe à Nadine. Bruno entre les jambes des deux filles frotte son gland tantôt contre une vulve tantôt contre l’autre. L’érection est lente à venir. Norbert change de bouche, mais tend un bras vers la foufoune de Janine, l’ouvre et offre son sexe à celui de son complice. Bruno pénètre et entame un nouveau cycle. Au signal de Norbert, l’un change de bouche, l’autre s’enfonce dans la minette de Nadine. A côté le deuxième groupe a pris position. Coralie s’est allongée sur le dos de Bernadette, elle-même à quatre pattes. Roland a besoin de se faire sucer pour bander, mais Jules n’attend aucune invitation. Debout, jambes fléchies il encule joyeusement Coralie puis Bernadette.
    Quelques ruades dans un cul, quelques unes dans l’autre, puis il alterne va d’un minou à un abricot, trempe sa verge dans un sexe ou dans un anus. Bruno et Norbert changent de place. Bruno fait nettoyer sa pine dans les eux bouches, Norbert passe de Nadine à Janine. Roland laisse le travail à Jules. On voit les bites passer d’un nid à l’autre continuellement.
    Aline m’entraîne par la chambre de Norbert vers la chambre d’amis qui m’était destinée pour la nuit. Enfermés à clé, nous allons être à l’abri des fous d’à côté. Aline a décidé d’être câline. Une lampe de chevet éclaire à peine le mobilier réduit, une table, une chaise, une petite armoire, un lavabo et le principal: un lit double. 
    -Vas-tu vraiment obéir encore à Norbert? Prévois-tu de te donner au chien comme tu l’as dit?
    -J’ai joué le temps. Si je refusais, il était capable de me traîner sur le champ dans la chambre voisine et tu aurais assisté à mon avilissement. Jules m’aurait tenue, Roland aurait ordonné et après Jules le chien m’aurait traité comme une chienne. Quelle horreur! Mais j’en ai marre de leur cinéma. Bruno lui-même me dégoûte. Il prétend qu’il est amoureux de moi. En réalité je ne suis qu’un pion dans leurs orgies. Leurs jeux les amusent, tant mieux pour eux. J’aspire à autre chose. Je rêve d’être la femme d’un seul homme, de faire l’amour avec lui, de savoir qu’il tient à moi, qu’il me protège, qu’il empêche ces détraqués de m’utiliser comme un tas de viande. Si Norbert veut me prendre devant toi, regarderas-tu?
    -Je connais un moyen d’éviter le spectacle qu’il voudrait nous imposer, c’est de refuser clairement. Devant moi, il n’aura pas le courage d’insister. Il ne voudra pas que je le dénonce comme violeur. Ce qui se passe dans l’autre chambre se déroule entre adultes consentants, je n’ai vu personne opposer un refus. Par contre si tu tiens tête, on changera de registre et ma présence te protègera.
    Un peu rassurée Aline m’embrasse. Je sens une retenue étrange: elle m’aime, mais craint l’intervention de Norbert épaulé par Bruno. Ils sont capables de violence si elle résiste. Ma présence ne suffira pas à les dissuader. Sans réfléchir plus longtemps, nous nous levons, chaussures en main nous descendons l’escalier. Médor aboie un coup comme s’il nous avait entendu. Personne ne réagit. Vite dans ma 2cv. Où allons-nous? Ai-je perdu la tête d’enlever cette presque inconnue? 

     
     
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